Vendredi soir, un grand nuage noir a envahit mon ciel, je me suis retrouvé complètement seule dans un pays qui n'est pas le mien entouré de gens qui ne sont pas les miens non plus. Je dois admettre que je dramatise énormément, mais n'empèche que j'ai réalisé au cours des 2 derniers jours le poids de la solitude. Elle implique de faire face à soi-même sans aucun artifices, sans aucun obstacles. Seule face à moi-même, seule face à l'entraînement, à ses plaisirs, ses défis, ses difficultés. L'entreprise n'est très certainement pas banale, mais j'espère qu'elle me permettra de voir sans hésitation toute la force que je porte en moi et peut-être même d'apprendre à me connaître encore un peu mieux.
Il y a des jours plus faciles que d'autres. Il y a des jours ou la solitude est envahissante et même poignante, ou même parler au miens ne me soulage pas, ou j'ai besoin de contact. Ces jours se font plus fréquent quand l'orage gronde. Mon échapatoire, ma bouée de sauvetage me parvient quand j'embarque dans mon kayak, que j'entre au gym ou que j'enfile mes souliers de course, les choses semblent retrouvés leur sens et je me sens un peu plus en contrôle, un peu moins perturbée, bousculéee. En somme, je sais maintenant, après ces deux semaines et en prévision des 10 jours à venir, que, officiellement, j'aime encore que ce que je fais, j'ai encore le feu pour mon sport, l'envie de me dépasser, de faire toujours un peu plus, un peu mieux.
dimanche 20 janvier 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire